Moustapha Cheikh Taleb Khyar , nous pouvons contraindre le président Aziz à briguer un 3° mandat

Moustapha Cheikh Taleb Khyar, cadre de l’UPR, parti au pouvoir en Mauritanie, plaide un troisième mandat pour le président de la République. Le second mandat de Mohamed Ould Abdel Aziz prend fin en 2019. La constitution ne lui permet pas de se présenter à la prochaine présidentielle.

Mais au sein de ses soutiens, de plus en plus de voix réclament une modification de la constitution pour déverrouiller les dispositions portant limitation du nombre de mandat à deux.

« Le peuple, dans son écrasante majorité, est favorable à un troisième mandat pour Mohamed Ould Abdel Aziz, un mandat qui lui permettra de poursuivre son action pour une Mauritanie émergente, unie et prospère», déclare Moustapha Cheikh Taleb Khyar.

La constitution mauritanienne en vigueur interdit toute révision constitutionnelle portant, entre autres, sur le principe de la limitation des mandats. Mais pour ce cadre de l’UPR, « une disposition qui va à l’encontre de la volonté du peuple doit être révisé, c’est ce que commande l’esprit démocratique. » Il ajoute : « on ne change pas une équipe qui gagne, qui développe, qui unit, qui travaille pour le bien du peuple… »

Mohamed Ould Abdel Aziz a plusieurs reprises affirmé qu’il ne briguera pas un troisième mandat. Moustapha Cheikh TaleB Khiyar est-il plus royaliste que le roi ? Sa réponse : « Nous sommes libres de demander au Chef de l’Etat de nous écouter, nous pouvons le contraindre à écouter la majorité du peuple qui veut qu’il reste au pouvoir. »

Il explique aussi que « Le principe de la limitation des mandats à deux a été introduit dans la constitution en 2006 dans un contexte qui n’est plus le même. 11 ans après, il est temps de consulter le peuple sur la pertinence de cette limitation»
Ces propos interviennent après ceux du premier ministre et du président de l’UPR qui, dans des sorties publiques, ont relancé le débat sur le troisième mandat. L’opposition Mauritanienne s’oppose farouchement à « ces tentatives de passage en force » qui pourraient, selon elle, « conduire la Mauritanie dans des troubles qui vont compromettre son avenir.»Le Quotidien de Nouakchott

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