Sénégal-Algérie, une finale à fort accent français

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Sénégal et l’Algérie, vendredi soir, va opposer entre eux de très nombreux joueurs nés en France. La conséquence de liens migratoires historiquement très forts entre les deux pays africains et l’Hexagone.

Sénégal-Algérie en finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), c’est un peu la France qui gagne. Plus de la moitié des joueurs des deux nations, qui s’affrontent vendredi au Caire, sont en effet nés dans l’Hexagone. C’est le cas de 14 footballeurs algériens et de 10 sénégalais sur 23, soit 24 joueurs sur 46 au total. Ces 24 concernés possèdent tous, en outre, la nationalité française, en plus de celle de la sélection pour laquelle ils jouent.

Plus éloquent encore, pas moins de 17 Algériens et 18 Sénégalais évoluent dans un club français (15) ou y ont évolué au cours de leur carrière (20). Les deux sélectionneurs eux-mêmes possèdent un lien fort avec le pays « bleu, blanc, rouge ». Djamel Belmadi (Algérie) y est né (à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne), tandis qu’Aliou Cissé y a effectué presque toute sa carrière (11 saisons passées à Lille, Sedan, PSG, Montpellier et Nîmes).

Le défenseur de Naples Kalidou Koulibaly, l’un des 10 Sénégalais nés en France (à Saint-Dié-des-Vosges) et possédant la double nationalité. Photo Javier SORIANO / AFP